La livraison du dernier kilomètre face aux enjeux écologiques

Posted by Julie G on Sep 20, 2021 11:45:18 AM

L'essor du e-commerce a propulsé les véhicules électriques sur le devant de la scène. Les préoccupations relatives aux émissions de gaz à effet de serre incitent les prestataires du transport à abandonner les véhicules de livraison classiques au profit de camions et de camionnettes utilisant des sources d'énergie alternatives. « Voiture propre », « véhicule zéro émission », « voiture verte » la voiture électrique passe souvent pour la solution ultime contre la pollution, mais qu’en est-il vraiment ?

Si les experts s'accordent à dire que les voitures électriques sont plus respectueuses de l’environnement, leur empreinte carbone est loin d’être nulle. Lorsque l’on se penche sur le cycle de vie de la voiture électrique, il semble que certains éléments alourdissent très sérieusement leur bilan carbone.

Qu’en est-il de l'origine de l'énergie utilisée pour produire le véhicule, et de l'électricité qui le fait rouler. Nucléaire, charbon, diesel, énergie renouvelable ? 

Une fabrication énergivore

Plusieurs rapports tendent à démontrer que la production des voitures électriques génère plus d’émissions de CO2 que les modèles thermiques classiques. En effet, la batterie d’une voiture électrique peut contenir des métaux rares tels que le lithium, le cobalt, le nickel, etc. 

Une voiture verte, mais pas si éthique ?

D’où proviennent ces métaux et dans quelles conditions sont-ils extraits ?

Ces métaux proviennent en grande partie de mines chinoises, congolaises, ou sud-américaines aux conditions de sécurité assez rudimentaires. Il faut par ailleurs garder à l’esprit que ces mines fonctionnent souvent grâce à l’exploitation des enfants. De plus, l’extraction et le raffinage de ces métaux nécessitent de grandes quantités d’eau et de produits chimiques qui entraînent une pollution des sols. 

Il serait honnête d’admettre à ce stade que la pollution ne ferait en réalité que se déplacer ailleurs, chez nos voisins les plus pauvres… 

Par ailleurs, l’assemblage de de ce type batteries engendre également une consommation d’énergie très importante. Il faudrait alors qu’un véhicule électrique parcoure des dizaines de milliers de kilomètres pour compenser sa production.

Une fois la voiture assemblée, vous voilà prêt à démarrer : la voiture électrique roule à l’électricité, elle n’émet pas de CO2, serait-elle donc par définition une voiture écologique ?

Une production d’électricité pas si verte

Pas de voiture électrique sans électricité… Mais d’où vient cette électricité, comment est-elle produite ?

Le problème est simple : si les voitures thermiques actuelles sont remplacées par des voitures électriques, nous aurons besoin de plus d’électricité. Or aujourd’hui dans de très nombreux pays, la production d’électricité est loin de reposer sur des énergies renouvelables. La production électrique repose essentiellement sur des combustibles fossiles tels que le charbon, ou encore plus largement sur les centrales nucléaires qui génèrent des déchets dangereux qui sont alors enfouis sous terre. 

Ici encore, la pollution ne disparaît pas, mais se déplace ailleurs…

La voiture électrique émet donc bien du CO2 lorsqu'elle roule, même si c'est de manière détournée. Le terme « voiture propre » ne serait peut-être pas le terme le plus approprié.

Quel est le futur du transport électrique ?

Tous les experts s’accordent sur un point : la voiture électrique semble bien être une piste intéressante à suivre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, à condition d’adapter nos modes de consommation. Il s’agirait de repenser les systèmes de production et de repenser nos déplacements.

La livraison du dernier kilomètre a un coût environnemental, comment le réduire ?

Une livraison plus « verte » passe bien entendu par un véhicule utilitaire qui consomme peu. Il doit être rempli au maximum. Il s’agit également de restreindre le nombre de kilomètres parcourus par des chauffeurs formés à une conduite plus éco-responsable.

Chez Record Express, nous avons acquis une parfaite connaissance des spécificités locales en termes de circulation et de réglementation dans les centres urbains, ce qui nous permet de mieux organiser les flux. Nous avons également développé un outil d’optimisation de tournées afin de limiter le nombre de kilomètres parcourus par nos chauffeurs qui sont formés à l’éco-conduite. Nous réduisons ainsi drastiquement notre impact environnemental.